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Définitions, enjeux

ENTREPRENEURIAT CULTUREL

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Etat des lieux en PACA

ENTREPRENEURIAT CULTUREL

> Secteur du livre

> Secteur des industries créatives

> Secteur des musiques actuelles

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Les ateliers

ENTREPRENEURIAT CULTUREL

 

ATELIER 1

L'entrepreneur culturel,

acteur du développement local


ATELIER 2

Entrepreneuriat culturel

quels statuts, quels modèles économiques

 

ATELIER 3

L'activité artistique et culturelle doit-elle être durable ? Y-a-t-il un cycle de vie spécifique à l'oeuvre produite ? 

Les ressources

ENTREPRENEURIAT CULTUREL





Vincent MAZER

Chargé de mission emploi, économie et territoire auprès du directeur de la culture

au Conseil Régional PACA



En région PACA, l’économie de la culture est essentielle mais s'appuie sur une très grande hétérogénéité des porteurs de projets. Se pose également la question de modèles économiques viables et structurants.

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ENTREPRENDRE DANS LA CULTURE

Quels enjeux, quel développement

en région Provence-Alpes-Côte d'Azur ?

Compte rendu de la rencontre du 13 avril 2015 - Arcade

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 > Les ressources

 > Résumé des ateliers

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Géraldine DALLAIRE

Chercheuse HEC Montréal, EDSG Grenoble


Entrepreneur culturel : de quoi parle-t-on ? 

Est-il un entrepreneur comme les autres ? 


L’entrepreneuriat a toujours existé, même si le terme arrive tardivement. L’artiste Albrecht Dürer, déjà, au XVe siècle, faisait face à des questions de développement, de ressources humaines, d’embauche… Néanmoins, la notion d’entrepreneuriat est beaucoup plus mise en avant aujourd’hui.


Or qu’est ce que l’entrepreneuriat ? On peut le définir comme : la détection d’opportunités (rendre une idée viable et rentable), l’innovation, la création de valeurs ou de richesses (valeurs sur le territoire, valeur pour les salariés), enfin c’est avoir un impact sur son environnement, afin de répondre à un besoin, de façon créative et avec la possibilité de prendre un risque.


Définir l’entrepreneuriat, c’est aussi revenir sur la notion « d’esprit d’entreprendre » : c’est repousser les limites (métaphore du corsaire), se dépasser et ne pas avoir peur de l’échec (métaphore du samouraï), enfin avancer par soi-même, dans l’esprit du ‘Do it yourself’ (métaphore du punk).


Enfin : qu’est-ce qui distingue l’entrepreneuriat « culturel » ?

Il a ses propriétés, ses spécificités : depuis la création de l’entreprise et ses différents régimes juridiques (avec la question du statut associatif, par exemple), jusqu’à sa relation à la création,  au patrimoine, à l’innovation… en passant par des modèles économiques et une structuration des coûts spécifiques.

L’entrepreneur culturel est en charge de développer des stratégies pour s’adapter aux spécificités de son environnement et développer des revenus.

Les enjeux auxquels il est confronté  sont spécifiques également du secteur culturel : financements croisés, intégration dans des dispositifs existants… 

Marie DENIAU

Consultante, intervenante à l'Institut d'Etudes Européennes, Université Paris VIII

Entrepreneur culturel : quels enjeux ?


Entrepreneur culturel : les enjeux 


La première question soulevée par Marie Deniau est celle de l’engouement pour ce lexique de l'entrepreneuriat : est-ce seulement une évolution lexicale ou véritablement une évolution des pratiques ? La seconde question est celle de la pérennité, de l’inscription dans la durée sur le territoire. D’autant que les porteurs de projets ont une double existence, appartenance (ce qu’on nomme parfois le global / local).


En soit, l’entrepreneuriat culturel a toujours existé d’une manière ou d’une autre mais il connaît aujourd’hui des modifications de contexte.

Les pouvoirs publics sont de plus en plus enclins à développer ces initiatives de développement.

Dans les régions, les agences régionales comme l’Arcade peuvent jouer un rôle important dans l’appréhension de leur environnement, de leur développement.


Les acteurs culturels se positionnent entre opportunités et menaces, et entre difficultés et richesses du territoire. Derrière l’entrepreneur, il y a un gestionnaire.

Mais peut-on parler d’entrepreneuriat pour tous les acteurs ? Le cinéma, le livre…? Quel que soit le champ d’action ou la taille ?


Enfin il y a la question sensible des bénéfices et de la lucrativité : une organisation culturelle a-t-elle le droit de faire des bénéfices et peut on associer bénéfices et aides publiques ? Cela revient à la question du statut juridique de ces structures : il est de plus en plus fréquent que ces entreprises culturelles regroupent « entreprises » (au sens de relevant du secteur marchand) et « associations ».

On peut sentir que ces mutations à différents niveaux forment un contexte de plus en plus incertain.

Les pouvoirs publics sont interrogés. Et l’entrepreneuriat culturel constitue une des réponses à ce besoin de s’adapter à cet environnement complexe : c’est une réponse défensive.


En même temps, le développement du secteur amène une nouvelle étape : celle du renforcement de la formation (plus d’accompagnement, plus de formations initiales et continues). Cette  nouvelle étape pose aussi la question du regroupement des acteurs ; or les formes coopératives, si elles ont tendance à se multiplier, se heurtent à de vraies difficultés de consolidation et de développement…  

 Quelle est la politique régionale ? 

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Entrepreneur culturel : de quoi parle-t-on ? 

​Est-il un entrepreneur comme les autres ? 

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Sommaire

 Quelles sont les spécificités par secteur ? 

 Quels dispositifs financiers ?




Pascal BIANUCCI

Chef de service du développement de l'économie sociale et solidaire au Conseil Régional PACA



Il y a aujourd'hui un soutien collectif à l'entrepreneuriat général et un soutien réaffirmé du Conseil Régional à l'ESS par des approches volontairement très complémentaires entre les services (ESS et culture par exemple).

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Quels sont les enjeux du soutien de l'empoi

et de l'entrepreneuriat culturel sur ce territoire ? 


En 2003, la crise de l’intermittence a amené des questions sur la pérennisation et la structuration des projets culturels. Il s’agit désormais, pour la politique régionale, d’assortir les aides d’une réflexion sur la formation, l’accompagnement. La culture peut aussi être questionnée en tant qu’écosystème, dans sa capacité à porter des projets. Les nouvelles formes de financement participatif, par exemple, réinterrogent aussi le modèle.

En région PACA, l’économie de la culture est essentielle ; la difficulté  se trouve dans la très forte hétérogénéité des porteurs de projets et opérateurs culturels, extrêmement divers (taille, type…), mais aussi dans le questionnement de modèles économiques viables et structurants.


Néanmoins, la région reste un territoire chanceux : si certains territoires sont obligés de passer par du marketing hyper performant pour attirer, notre région possède les deux caractéristiques qui sont les critères de visites touristiques : le climat et la culture - le patrimoine. 

Pour autant, à ce jour, on constate un manque de travail entre tourisme et culture, car ce sont des écosystèmes très différents. Cet un axe de développement de la politique régionale culturelle, en lien avec les services économiques et touristiques de la collectivité.

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L’entrée par l’économie sociale et solidaire 


L’ESS est soutenue depuis de nombreuses années au Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais elle était traitée auparavant par le service emploi, avant d’être un service à part entière : le développement à l’économie sociale et solidaire. Ainsi on observe une transition entre une politique volontariste et une compétence obligatoire.

Il y a aujourd’hui un soutien collectif à l’entrepreneuriat général, et un soutien réaffirmé du Conseil Régional à l’ESS, en cherchant ainsi à avoir des approches volontairement très complémentaires entre les services (ESS et culture par exemple).

Enfin, le soutien du Conseil Régional à l’ESS s’appuie sur l’accompagnement de projets transversaux ; mais il ne faut pas subordonner le projet à son objet économique, ni à sa forme juridique : c’est le projet qui fait la différence, il est le fil conducteur dans la relation, la raison d’entrée à l’ESS.

La nouvelle loi sur l’ESS fixe et élargit les critères retenus pour relever de ce secteur.

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> Quels sont les enjeux du soutien de l'emploi et de l'entrepreneuriat culturel sur ce territoire ? 

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> L'entrée par l'économie

sociale et solidaire

Pierre BETTO

Responsable Entreprises et actions économiques



Outre entretenir le système de redistribution dans le domaine de la musique et des varités, le CNV souhaite développer les échanges entre structures et nouer des partenariats avec d'autres organismes.

Sébastien SAUNIER

Directeur des crédits aux entreprises



Servir d'intermédiaire avec les organismes bancaires pour faciliter l'accès au financement des industries culturelles grâce à deux dispositifs : fonds de garantie et fonds avancés.

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L'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles


Créé il y a plus de 30 ans, l’IFCIC est un institut de financement pour le cinéma et les industries culturelles, une banque privée chargée de développer les industries culturelles en leur facilitant l’accès au financement, grâce à :

sa connaissance du terrain culturel d’une part : économie atypique des entreprises culturelles, avec souvent une faiblesse de fonds propres et une non récurrence de l’activité
sa connaissance du secteur bancaire d’autre part : secteur qui méconnait souvent les risques propres aux activités des industries culturelles et créatives et qui a des difficultés à valoriser des éléments immatériels comme la propriété littéraire et artistique, ou à prendre en compte une taille limitée de marché, le coût spécifique de back office  …

L’IFCIC ne se substitue pas aux banques mais fait « levier ».


Les dispositifs :

1 - L’IFCIC aide par le biais de fonds de garantie : étant neutre et indépendant l’IFCIC peut accompagner l’initiative privée en partageant le risque avec les banques qui prêteuse aux entreprises culturelles pour financer leurs projets et leur développement (avec garantie de 50 à70%). Il existe deux grands types de fonds de garantie : cinéma audiovisuel / industries culturelles auxquels viennent s’ajouter deux fonds de garantie adossées. Pour les avances remboursables les taux sont fixes entre 3,5 et 4% l’an.

2 - Le second dispositif d’aide de l’IFCIC est l'avance de fonds : outre la garantie quand cela ne suffit pas, l’IFCIC a la capacité d’aider directement, notamment pour des secteurs qui sont particulièrement complexes à aborder pour les banques (libraires, jeunes créateurs de mode, le spectacle vivant, l’édition, etc.)



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Maxime ARNAUD

Chargé de mission Économie du livre



Depuis 2010, on observe plus de fermeture que d'ouverture de librairies (...) Outre les aides financières, le levier développé pour accompagner les libraires est la diversification (...) pour cela, il faut les aider à innover.

Une véritable réflexion sur la librairie de demain est engagée aujourd'hui.

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Ilan URROZ

Délégué Général



Le spectacle vivant utilise de plus en plus de nouvelles technologies tant dans la mise en oeuvre que dans la diffusion. Mettre en réseaux, accompagner à l'international, soutenir les projets innovants (...) la professionnalisation est un vrai levier pour faire se rencontrer les acteurs.

Gilles PAGÈS

Responsable du service Musiques

 

 

On observe sur le territoire une multiplicité de petites (ou micro) entreprises au coeur d'activité très spécifique. L'enjeu réside alors dans l’accompagnement de cette diversité et dans le le dialogue inter-filière.

 

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Secteur du livre


Il existe une variété importante d’acteurs dans ce secteur : libraires, éditeurs, manifestations littéraires, résidences d’auteur…

Pour le cas de la librairie, il existe quatre catégories de librairies, classées en fonction de leur chiffre d’affaire (de A = plus de 2 millions d’euros de CA à D = moins de 300 000 euros de CA). En PACA, on observe une majorité de catégories C et D, donc de petites structures - 66% d’entre elles sont des SARL ou EURL, plus proches du petit commerce ou du commerce de proximité.

Les librairies connaissent de grandes difficultés : depuis 2010 en région PACA, on observe plus de fermeture que d’ouverture. Une centaine d’emplois ont disparu et il est à prévoir que 23 libraires dans les années à venir cesseront leur activité. 


Les leviers existants

Le premier levier à citer est celui des aides financières de l’IFCIC, du CNL et la convention CNL / Conseil Régional PACA. Le second levier est la diversification : il y a eu une véritable évolution des achats et habitudes des clients (achats en librairie-papèterie qui s’effectuent aujourd’hui en GSM... ), Il est donc nécessaire de penser la librairie autrement, la librairie de demain. C’est un terrain en friche avec de nombreuses idées (librairies d’occasion), de projets (travail avec Design The Futur Now ou l’ECV d’Aix) et de besoins (retour sur expérience, travail sur le numérique). La diversification permet également d'amener les librairies vers des ressources pour les aider financièrement.


On peut relier ces réflexions à celles actuelles sur les centres villes de demain, le mieux consommer, mieux vivre ensemble. On cherche à consommer bio, local. Il en va de même pour la culture : consommer de la culture locale. La librairie est alors perçue comme un commerce de proximité. Mais aussi comme un espace de conseil : il y a dans l’achat du livre besoin de dialogue, de la relation.

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Secteur des industries créatives


Ce terme rassemble un secteur très vaste : audiovisuel, cinéma, audio de commande, jeux-vidéos, industries techniques, supports, web, multimédia, tactile, le multimédia dans le tactile, licences et merchandising… géolocalisation, imprimante 3D, ou encore le spectacle vivant qui utilise de plus en plus de nouvelles technologies tant dans la mise en œuvre que dans la diffusion. L’audiovisuel est très présent mais sur le plan économique, il est à mettre en équilibre avec d’autres secteurs qui rapportent plus.

Le PRIMI  compte 110 adhérents au 1er mars 2015 (augmentation de 10% par an). Sa principale mission est d’accompagner dans leur développement et leur professionnalisation, leur développement à l’international et sur des projets innovants, des entreprises culturelles de ce secteur.


Les leviers existants, identifiés et soutenus par la PRIMI

- La mise en réseau : le partage permet de réunir des problématiques et de faire naitre des idées de collaborations.
- Le développement à l’international.
- Le soutien à l’innovation : accompagnements individuels et tutorat, rencontres avec des diffuseurs, ateliers dédiés, mise en réseau, promotion et valorisation remise de prix avec la SACD, etc.


Secteur des musiques actuelles et du spectacle vivant - un secteur à trois dimensions


Plutôt que de parler de freins et de leviers, Gilles Pagès propose une vision du secteur du spectacle vivant en 3 dimensions : la dimension projet, la dimension structure et la dimension filière. 

 

La dimension projet

Quand on parle de « porteur de projets », on parle souvent de l’artiste qui cherche à produire et diffuser sa création.  Cette logique de projet est donc le premier niveau, la première entrée dans l’entrepreneuriat pour le spectacle vivant. Et cette entrée par le projet implique que la structure créée autour du projet artistique, le plus souvent sous forme associative, soit pensée et équipée comme une « boite à outils ». Ainsi l’artiste crée son projet artistique (ou souhaite le créer), crée son association, et cherche à être diffusé … La réflexion sur le marché, la forme juridique adaptée, la construction d’un business plan : toutes ces étapes n’existent pas le plus souvent et on observe une démultiplication des « associations boîtes à outils » : c’est le syndrome 1 artiste = 1 structure.

Enfin, il existe une 2e particularité du spectacle vivant : la question des aides publiques, qui conditionnent la création artistique. Dans ce contexte, il est difficile pour les acteurs culturels de se sentir « entrepreneurs culturels ». 

 

La dimension structure

La caractéristique des entreprises du spectacle vivant est leur multiplicité :

multiplicité des activités : de très nombreuses entreprises ont pour cœur de métier le spectacle vivant mais sont nécessairement engagées dans d’autres activités afin de stabiliser leur modèle économique. Comment être dans la multi activité, avec des équipes très réduites, et mener à bien toutes ces actions ?
multiplicité des formes juridiques, variant des formes plus traditionnelles (l’association loi 1901) aux plus innovantes (SCIC).
multiplicité des interlocuteurs, partenaires et publics…

 

La dimension filière

On se retrouve sur un territoire avec une multiplicité d’entreprises avec certains cœur de métier très spécifiques.
Dans le spectacle vivant l’enjeu principal réside dans l’accompagnement de la diversité de ces métiers afin de pouvoir travailler ensemble, comme dans une logique de clustering par exemple. Car dans tous ces corps de métiers se pose d’une part, la question du dialogue inter filière et d’autre part, celle de l’endroit qui leur permettra de dialoguer, de consolider  et créer un véritable tissu compétitif sur le territoire : l’accompagnement.
 

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Sommaire

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Vincent CARRY

Directeur d'Arty Farty et du festival Les Nuits Sonores (Lyon)


Alexandre GIRARDIN

Directeur du Cedra 05 (Gap)

Joel BEYLER

Directeur adjoint du CAE Artenréel (Strasbourg)


Sam KHEBIZI

Administrateur de la CRESS Paca, en charge des questions culture/ESS

Olivier JACQUET

Directeur d'Internexterne (Marseille)


Dominique PRANLONG-MARS

Responsable du service Théâtre à l'Arcade (Aix-en-Provence)


L’association Arty Faty et Les Nuits Sonores


Le festival Les Nuits Sonores a été pensé dès le départ, en 2003, selon deux grands axes : la promotion des cultures « indé » et électro d’une part, une vision urbaine de l’objet festival d’autre part. Évènement très investi sur le territoire avec plus de 300 lieux d’implantation, dont une dizaine de friches, le projet accompagne le développement de la ville dans son biorythme naturel. L’association Arty Farty, qui porte aussi des activités de booking, production, management d’artistes, a construit son modèle économique en conservant une certaine indépendance vis-à-vis des financements publics mais aussi privés (mécènes, marques …), avec un budget de 3,5 millions d’€ par an et un autofinancement à hauteur de 85% aujourd’hui. Pour autant, le festival et l’association ont le sentiment d’avoir été « acteurs » du territoire depuis quinze ans, avec 440 000 spectateurs par an à Lyon sur les différents projets et un impact économique et social conséquent (492 entreprises travaillent sur Les Nuits Sonores et l’écosystème autour du festival a créé environ 50 emplois au total).

Le rôle de la Région Rhône Alpes et de la Ville de Lyon a été essentiel dans le développement de ce projet : à sa création, dès le lancement, elles ont en effet fait le choix d’investir très fortement … pour réduire leur aide ensuite, au fur et à mesure (50% du budget au départ, pour 11% seulement aujourd’hui). Un pari risqué qui s’est avéré gagnant pour les deux bords. Plus le festival se développe, plus la structure prend son indépendance. Au-delà même du financement, c’est l’intelligence politique d’ensemble qui a permis de travailler dans la confiance et le respect du projet.


 

Exemple d'une collectivité : comment accompagner le développement local ?


Le département des Hautes-Alpes œuvre au développement local par le biais de ses aides, notamment les subventions, avec la volonté d’agir dans le sens de la cohésion sociale.

Plusieurs axes ont été identifiés pour accompagner le développement local :

prise en compte des dimensions sociales, culturelles … pour construire un développement viable et durable sur un territoire.
action sur le territoire, médiation, rencontre des publics
prise en compte d’une logique « ascendante » : les secteurs culturels se sont construits de manière descendante, par les terminaux de consommation que sont les lieux. Mais la question ici est de comprendre et d’anticiper comment les entrepreneurs, sur un territoire, peuvent s’emparer des projets au niveau local (mécanisme « ascendant »).  

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3 axes de questionnement

- le choix initial de statut juridique (à la création de l'entreprise)

- l’adaptation du modèle économique et le lien entre modèle économique et forme juridique

- l'évolution de la forme juridique (au cours du temps, avec le développement de l'activité)


Une question récurrente

Y a-t-il des statuts mieux adaptés à la multi activité ?


En s'appuyant sur les témoignages d'associations, de SCIC, d'une CAE, d'un Groupement d'employeur (forme juridique associative), les échanges ont permis de faire quelques constats :

- la question de la forme juridique et du modèle économique croise celle de la mutualisation et de la coopération

- elle implique de faire la différence entre hybridation des ressources et diversification des ressources

- elle est abordée par l'entrée des ressources (publiques ou privées) et renvoie à des pratiques spécifiques suivant les secteurs culturels 

- mais surtout, cette question n'a de réponse que dans le projet lui-même, son objet et sa reconnaissance par les acteurs du territoire.

=> Quelle est la meilleure structuration qui permet de gérer de manière indépendante et pertinente mon projet artistique ?


Face à la complexité de ces enjeux, la diversité des solutions, il a enfin été souligné que la question de l'accompagnement est aujourd'hui essentielle. Or il existe dans notre région un grand nombre de dispositifs d'accompagnement, à différents niveaux (de l'idée d'un projet à sa consolidation, en passant par la création d'entreprise), accessibles aux porteurs de projet du secteur culturel.


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Sommaire


Les thèmes évoqués

- La question du renouvellement des artistes et de la variété (diversité).

- La coopération et la pérennisation.

- La notion de transmission de valeurs.

 

Il y a chez chacun des acteurs le souhait de s’inscrire dans des activités pérennes et d’inscrire sa structure dans la durabilité. Le secteur des musiques actuelles offre la possibilité de développer des activités avec des variétés de cycles de vie (court ou très cours comme un album / moyens comme pour un live ou l’exploitation d’un album, etc.).

La diversité et variété des projets et des territoires (en termes de public ou de géographie) est aussi soulignée.

Par ailleurs, si de nombreux projets bénéficient de financements publics, l’accès à ces financements est aussi variable suivant les secteurs (entre les musiques actuelles et le théâtre par exemple).

 

Pour les directeurs artistiques, salariés et opérateurs, il y a une nécessité à faire remonter ces problématiques afin de développer des outils de développement durable.

Les collectivités territoriales ont besoin d’entre que le schéma actuellement en place « une structure = une directeur artistique » doit évoluer.

En parallèle la notion de co-gouvernance est-elle gage de durée ? Elle doit en tout cas être acceptée comme une piste possible de développement et d’inscription des projets dans la durée.

Enfin, la notion de transmission des valeurs a été évoquée comme nécessaire : les valeurs s’inscrivent dans la durée. 


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Steven HEARN

Rapport sur le développement de l'entrepreneuriat dans le secteur culturel en France.

En collaboration avec Olivier SABY - 2014



David THROSBY

The Production and Consumption of the Arts : A View of Culturel Economics

Journal of Economic Literature, American Economic Association


Economics and culture

Cambridge, Cambridge University Press, 29 janvier 2001, 228p.



David THROSBY et Glen WITHERS

The Economics of the Performing Arts

Australie, St. Martins Press, 1979, 348 p. (ISBN 978-0312234386)



Emmanuel NEGRIER

Rapport sur les publics de festival en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Editions de l'IRMA, 2010

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 Pour aller plus loin sur ces thématiques

Bernard MAAREK Directeur de l'Arcade PACA


Ferdinand RICHARD Directeur de l’AMI et de la plateforme Dynamo


Géraldine DALLAIRE Chercheure HEC Montréal, EDSG Grenoble


Marie DENIAU Consultante, intervenante à l’Institut d’Etudes Européennes, Université Paris VIII


Noémie BEHR Déléguée Générale, Arcade


Vincent MAZER Chargé de mission emploi, économie et territoire auprès du directeur de la culture de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur 


Pascal BIANUCCI Chef du service Développement de l’Économie sociale et solidaire au Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur


Maxime ARNAUD Chargé de mission économie du Livre à l'Agence Régionale du Livre


Ilian URROZ Directeur, PRIMI


Gilles PAGES Responsable du Pôle musique, Arcade


Pierrette BETTO Responsable secteur entreprises, actions économiques et

professionnelles


Sébastien SAUNIER Directeur Crédits aux entreprises, IFCIC


Vincent Carry Directeur, Arty Farty et Festival Nuits Sonores


Alexandre GIRARDIN Directeur, Cedra


Sam KHEBIZI Directeur, Têtes de l’Art ; Administrateur de la CRESS Paca, en charge des questions culture/ESS


Joel BEYLER Directeur adjoint CAE Artenréel (Strasbourg)


Dominique PRANLONG-MARS Responsable, Service Théâtre, cirque, arts de la rue, Arcade


Olivier JACQUET Directeur, Intern’Externe

 Liste des intervenants

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